Depuis mars 2020, les attaques visant les Américains d’origine asiatique aux États-Unis ont grimpé en flèche : plus de 500 cas de violences graves et 3 750 plaintes déposées pour actes discriminatoires ont été recensés dans le pays. L’aile démocrate pointe du doigt Donald Trump qui, pendant sa présidence, était le moteur principal des amalgames circulant sur les personnes d’origines asiatiques, appelant la Covid le « virus chinois » ou « la peste asiatique. » Malgré l’arrivée du nouveau président démocrate Joe Biden, les attaques visées ne cessent pas.

Six femmes d’origine asiatique tuées, mais le mobile raciste est rejeté

Huit personnes dont six femmes d’origine asiatique ont été tuées dans trois spas différents autour d’Atlanta en Géorgie. La première fusillade a éclaté dans un salon de massage aux alentours de 17 h dans un centre à 50 km d’Atlanta, et a fait quatre morts et deux blessés. Parmi les victimes, on dénombre deux femmes d’origine asiatique, un homme blanc et une femme blanche. Plus tard dans l’après-midi, une seconde fusillade a lieu dans un autre salon, dans la ville cette fois-ci, qui a ôté la vie à quatre femmes d’origine asiatique. L’auteur de ces horreurs âgé de 21 ans, Robert Aaron Long, a été arrêté par la suite à plus de 240 km au sud d’Atlanta.

Après son arrestation, Long nie le mobile raciste et avoue avoir tué ces huit personnes sous l’influence d’une tension qui émanerait de son obsession pour le sexe. « Il soutient que les crimes n’ont pas été commis avec des intentions racistes » informe le capitaine Jay Baker dans une conférence de presse. Ce dernier avance le fait que Robert Aaron Long, au-delà de ses pulsions liées à des troubles sexuels, aurait « passé une très mauvaise journée, voilà ce qui explique pourquoi il a fait ça ».

Des réactions en chaîne partout dans le pays

Peu après les faits, le président Joe Biden s’est empressé de faire une annonce publique dans laquelle il évoquait non seulement les fusillades, mais également la montée en flèche des attaques visant cette minorité dans le pays. « Les crimes de haine contre les Américains d’origine asiatique qui sont attaqués, blâmés et utilisés comme boucs émissaires doivent cesser. Ils sont obligés de vivre la boule au ventre rien qu’en marchant dans la rue. C’est inadmissible, ce n’est pas l’Amérique et cela doit cesser ».

Par la suite, des milliers d’Américains se sont rassemblés dans différentes villes du pays pour lutter contre les violences et le racisme anti-asiatique, unis sous la même devise : « Stop Asian hate. » La parole de la communauté asiatique demande à être libérée pour cesser les actes de haine envers cette minorité. À Los Angeles, Judi Cheng, la porte-parole du collectif pacifiste « Answer », témoigne : « Toutes les personnes d’origine asiatique que je connais ont été victime de violence, de harcèlement et d’agression. On nous crache dessus, on nous crie dessus, on nous dévisage, les gens s’éloignent quand on arrive car ils pensent que nous avons le virus ».

Des villes comme Los Angeles et Chicago ont déjà promis d’augmenter la présence de policiers dans les quartiers où la population d’Américains d’origine asiatique est la plus importante, pour empêcher davantage de drames liés à la haine anti-asiatique.

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